Rencontre avec Meymona Tehahe, étudiante en cycle Ingénierie éco-énergéticien-ne à l’Ensiate et en alternance chez Engie.
Quel est votre parcours ?
J’ai débuté mes études par un bac scientifique, spécialisation Sciences de l’ingénieur à Tahiti. Par la suite, j’ai entamé ma première année de BTS en maintenance des productions. Tout a changé le jour où, en regardant le journal télévisé, j’ai découvert qu’Engie (EDT) et l’Ensiate collaboraient pour proposer un concours offrant la possibilité à dix jeunes Polynésiens français de décrocher une place pour un BTS en Maintenance des systèmes énergétiques et fluidiques en métropole à l’Ensiate. C’est dans ce contexte que je me suis lancée dans le concours. Après sa validation, j’ai fait le grand saut en métropole. L’expérience s’est avérée enrichissante, les cours à l’Ensiate étaient fascinants, et j’ai décidé de poursuivre là-bas ma licence et le cycle Ingénierie en éco-énergétique en alternance chez Engie.
Comment se déroule la partie théorique ?
Les cours sont organisés en alternance avec deux semaines à l’école suivies de deux semaines de travail en entreprise. L’une des choses les plus intéressantes à l’Ensiate est la diversité des matières enseignées. De plus, l’école nous fournit un large éventail d’outils et de logiciels pour renforcer notre formation.
Quelles sont vos missions au sein de l’entreprise ?
Actuellement, ma principale responsabilité consiste à surveiller la consommation énergétique du site. Cela implique la prise de relevés des compteurs pour évaluer et suivre la consommation. De plus, au cours de mon année scolaire, j’ai pour objectif de mettre en place un projet visant à rendre le site conforme aux critères du Décret tertiaire. Ce décret vise à réduire la consommation énergétique des sites de 40 % d’ici 2030.
Que voulez-vous faire plus tard ?
Mon objectif ultime est de ramener le savoir-faire acquis en métropole en Polynésie française. Depuis le début, c’est ma principale motivation. Chez nous, nous dépendons principalement d’une centrale thermique qui fonctionne au fioul. D’un point de vue énergie renouvelable, nous avons quelques panneaux solaires et un barrage hydraulique.
Cependant, en métropole, j’ai découvert un éventail beaucoup plus large, notamment la géothermie et la biomasse, avec des techniques visant à réduire les émissions de CO2.
Mon ambition est de commencer par mettre en place une source d’énergie verte chez moi, puis éventuellement de collaborer avec des collègues pour proposer des solutions d’énergie verte à grande échelle. Mon objectif est de montrer qu’il existe de nombreuses autres possibilités pour l’approvisionnement énergétique durable, afin de contribuer au développement de solutions éco-responsables en Polynésie française.
Auriez-vous un conseil à donner aux prochains apprenants ?
Oui, avant tout de comprendre les opportunités offertes dans le domaine des énergies : ce sont véritablement des métiers d’avenir. Ce secteur est à la fois important et passionnant. Il offre l’occasion de participer activement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, contribuant ainsi à préserver la planète pour les générations futures. <